Dans l’oeil du “retro-viseur”


☛ le “neo-retro” parait si chic…

Depuis un certain temps je suis à la recherche d’un Polaroïd qui viendrait compléter ma dinette de photographe du mercredi après-midi.

Eduquée à l’école du numérique et donc de l’instantané, j’avoue que le rendu polaroid est pour moi un bon compromis entre le grain des photos argentiques et l’aperçu quasi instantané du résultat.

Un jour j’apprendrais la patience…un jour!

Bref, à la recherche de ce petit pola d’un autre temps, j’ai hanté maintes brocantes, trainé mes savates dans moult vides-greniers et trop souvent écumé les pages du Bon coin, pour toujours revenir bredouille.

Ne vous méprenez pas sur les causes de mon errance, l’offre de Polaroïds de seconde main est plus que prolifique…tous modèles, tous formats, toutes matières, avec telle option et sans celle-là. A vrai dire,  je crois que c’est précisément ce qui m’a perdue. Tous me plaisaient, l’un avait toujours l’air mieux que l’autre mais moins bien que le précédent.

Un jour j’apprendrais le cartésianisme…un jour!

Mais pas aujourd’hui…Car aujourd’hui, j’ai eu un coup de coeur ou devrais-je dire un “coût” de coeur. 

Il s’appelle Instax mini 90 neo Classic, le petit dernier Instax de Fujifilm, qui du haut de ses 20o $ – oui quand même – a relégué d’un coup d’un seul mes envies de Polaroïd tout en bas de ma Xmas wish-list!

N’est-il pas mignon ?

Sur ce coup là mon Moi et mon Ca furent unanimes : ” Nous vouloir s’unir à Instax mini pour de tendres sessions photo et plus si affinités”.

Ce petit bijou allie le charme et l’élégance du rétro, un encombrement minimum et tout un tas de fonctionnalités très aguichantes : plusieurs modes de shooting dont un mode bulb pour les photos de nuit, un mode double exposition pour surimprimer deux photos, une option de réglage de l’intensité  du flash, etc.

Un jour j’apprendrais la rationalité…un jour!

Uniquement disponible au Japon et aux US pour l’instant, je ne doute pas que ce modèle connaitra un grand succès lors de sa commercialisation en Europe.

En effet, il s’inscrit parfaitement dans la tendance actuelle qui revisite l’esthétique des grands classiques d’antan tout en concentrant un maximum de nouvelles technologies.

Comme moi vous avez surement remarquer que tout semble passer à la moulinette de la machine à actualiser le passé :  les voitures, les fringues, les coupes de cheveux, etc. “So rétro so chic”.

L’univers de la photographie n’est évidemment pas en reste, le vintage a le vent en poupe. Entre le triomphe des filtres photo retro sur nos smart-bidules et le revival de marques telles que Lomography, Polaroïd, Leica, Minolta, l’engouement pour une photo contemporaine à travers le “retro-viseur” devient virale.

Idéalisation ou véritable nostalgie, peu importe, selon nos chers et tendres amis marketeurs, le passé, ses valeurs, mais surtout ses biens de consommation - capitalisme de masse oblige –  sont perçus comme des valeurs refuge, empreintes d’une authenticité, d’une robustesse, d’un bon gout que le présent peut tout au mieux réinventer, ce qui expliquerait leur succès, notamment auprès d’une population élevée à la mamelle de la crise.

Pour ma part pas la peine d’ergoter de midi à quatorze heure, “saudade” ou pas, je risque bien de succomber au marketing nostalgique.

Et puis j’aime à penser que – non je ne fais pas des arrangements avec moi-même – tant qu’on a conscience de la manipulation, d’une certaine manière on reste maître de ses réactions pavloviennes…Comprend qui pourra!!!

Votre Hôte

ps : Papa noël, je suppose que ce n’est pas la peine de te faire un dessin?!!

 

 

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